Le 17e n'est pas un arrondissement que l'on visite : c'est un arrondissement dans lequel on habite. Il n'a pas de tour, pas de cathédrale, pas de musée à file d'attente, et il ne figure sur aucune liste des dix choses à voir avant de repartir. Il a autre chose, pour qui reste à Paris plus de deux jours : des rues marchandes, un parc contemporain, un ancien village devenu quartier, et trois visages très différents selon qu'on marche vers l'Étoile, vers les Batignolles ou vers la porte de Clichy. Notre deuxième atelier est installé tout en bas de l'arrondissement, au 3 rue du Général Lanrezac. Autant dire qu'on a une opinion sur la question.
L'essentiel
- Le 17e se lit en trois ambiances : Ternes-Wagram le haussmannien, les Batignolles le village, les Épinettes et Clichy-Batignolles le Paris qui se construit.
- Le parc Martin Luther King est le grand espace vert du nord de l'arrondissement, aménagé sur d'anciennes emprises ferroviaires.
- L'Arc de Triomphe se dresse place Charles-de-Gaulle, partagée entre les 8e, 16e et 17e : il est aux portes du 17e, pas dedans.
- Notre atelier Arc de Triomphe est au 3 rue du Général Lanrezac (75017), ouvert du samedi au mercredi, 11 h – 19 h.
- Ateliers d'une heure dès 18 € (1 h 30 pour la bandoulière de téléphone), matériel compris, création à emporter le jour même.
Un arrondissement, trois ambiances
Le 17e a la forme d'un éventail posé sur le nord-ouest de Paris, et il change de caractère à chaque branche. Au sud, autour des Ternes et de l'avenue de Wagram, c'est le Paris haussmannien dans sa version résidentielle : immeubles de pierre, larges avenues, et des rues marchandes bien fournies — la rue Poncelet, à deux pas des Ternes, aligne les commerces de bouche du matin au soir. Au centre, les Batignolles cultivent une échelle de village. Au nord, autour des Épinettes et de la porte de Clichy, l'arrondissement se transforme depuis une vingtaine d'années : c'est là qu'on a construit l'écoquartier Clichy-Batignolles et le tribunal de Paris, la tour de verre dessinée par Renzo Piano qu'on repère de très loin. Trois ambiances, une vingtaine de minutes de marche entre chacune.
Les Batignolles, le village qui a gardé sa place
Les Batignolles étaient une commune indépendante avant d'être rattachées à Paris en 1860, et cela se voit encore dans le plan des rues. Tout converge vers une petite place bordée de terrasses, fermée à une extrémité par une église à colonnes qui a des airs de temple grec égaré : Sainte-Marie-des-Batignolles. C'est le cœur du quartier, et l'endroit où la formule « esprit village » — dont on abuse partout ailleurs — correspond à quelque chose.
- Le square des Batignolles, juste derrière l'église : un jardin à l'anglaise avec plan d'eau, grands arbres et canards, où les poussettes croisent les habitués du banc.
- La Cité des Fleurs, plus au nord, entre l'avenue de Clichy et la rue de la Jonquière : une allée de maisons du XIXe siècle bordée de jardins, à un bon quart d'heure de marche de l'église. C'est une voie privée : on la traverse en silence, quand elle est ouverte.
- Les rues marchandes — rue Legendre, rue des Dames, rue de Lévis — pour les boulangeries, les fromagers, les cavistes et les friperies.
- Le marché des Batignolles, à ne pas confondre avec le marché couvert du quartier : jours et horaires diffèrent, vérifiez-les sur le site de la Ville de Paris avant de vous déplacer.
Le parc Martin Luther King, le poumon du nord
Le parc Martin Luther King occupe le nord de l'arrondissement, sur les anciennes emprises ferroviaires de Batignolles. Ce n'est pas un jardin à la française et il ne cherche pas à l'être : bassins de récupération des eaux de pluie, prairies laissées hautes, terrains de sport en accès libre, jardins partagés, grande aire de jeux. Il s'est agrandi par étapes, au rythme de la construction du quartier, ce qui explique qu'il ne se ressemble pas d'un bout à l'autre. Métro Brochant, ligne 13, d'un côté ; Pont-Cardinet, ligne 14, de l'autre. C'est l'un des rares parcs parisiens où l'on entre par un quartier et où l'on ressort par un autre.
Aux portes du 17e : l'Étoile, la Grande Armée, Monceau
Trois repères majeurs bordent l'arrondissement sans lui appartenir tout à fait, et la nuance mérite d'être faite. L'Arc de Triomphe se dresse sur la place Charles-de-Gaulle — le rond-point que les Parisiens appellent toujours l'Étoile —, partagée entre les 8e, 16e et 17e arrondissements : le monument est donc aux portes du 17e, à quelques minutes à pied de notre atelier, sans qu'on puisse le revendiquer. L'avenue de la Grande Armée, qui file de l'Étoile à la porte Maillot, sépare le 16e du 17e ; les cyclistes et les motards de toute l'Île-de-France la connaissent pour ses boutiques spécialisées. Le parc Monceau, enfin, est officiellement dans le 8e, mais le boulevard de Courcelles fait frontière : depuis Villiers ou Courcelles, on y est en cinq minutes. Pour monter en haut de l'Arc de Triomphe, consultez le site officiel du monument.
Une demi-journée dans le 17e, de Brochant à l'Étoile
Voici l'enchaînement que nous conseillons le plus souvent aux visiteurs qui nous demandent quoi faire avant leur créneau. Il descend l'arrondissement du nord au sud, se fait entièrement à pied sauf un trajet de métro, et se termine devant nos bacs de perles.
- 13 h 30 — Parc Martin Luther King. Arrivée par Brochant, ligne 13, ou Pont-Cardinet, ligne 14. Trois quarts d'heure suffisent pour en faire le tour sans se presser.
- 14 h 30 — Les Batignolles. Descendez la rue Legendre jusqu'à la place de l'église, café en terrasse, puis square des Batignolles juste derrière.
- 15 h 30 — Les rues marchandes. Rue des Dames ou rue de Lévis selon l'humeur : c'est le moment des vitrines, des fromagers et des friperies.
- 16 h 30 — Cap sur l'Étoile. Ligne 2 depuis Rome ou Villiers, direction Porte Dauphine — Charles de Gaulle – Étoile n'est qu'une station intermédiaire, ne cherchez pas son nom sur les panneaux. Moins de dix minutes de métro, et le décor change du tout au tout.
- 17 h — Atelier. 3 rue du Général Lanrezac, à trois minutes de la sortie avenue Carnot. Une heure, et vous ressortez avec votre bracelet au poignet.
- 18 h — Le verre d'après. Les terrasses de l'avenue Mac-Mahon et de l'avenue de Wagram sont à deux pas ; l'avenue de la Grande Armée descend tranquillement vers la porte Maillot si vous préférez marcher encore.
L'atelier, en bas de l'arrondissement
La rue du Général Lanrezac part de l'avenue Carnot, l'une des douze avenues de l'Étoile. C'est une rue d'habitation, calme, à trois minutes de la station Charles de Gaulle – Étoile — lignes 1, 2 et 6, et RER A. Nos sept ateliers vont du Bracelet Bar à 18 € à la bandoulière de téléphone à 72 €, tous en une heure sauf la bandoulière, qui demande une heure trente ; les créneaux disponibles à l'Arc de Triomphe s'affichent au moment de la réservation. Les perles sont fabriquées en France, dans nos moules maison, et vous repartez avec votre création le jour même. Un point à retenir avant de venir : l'atelier de l'Arc de Triomphe est fermé le jeudi et le vendredi, quand celui du Louvre est fermé le lundi et le mardi. Nos deux adresses ne ferment pas les mêmes jours : il y a toujours un atelier ouvert. Le détail des horaires des deux boutiques est ici, et tous les itinéraires là.
Le conseil de l'atelier
La réservation en ligne prend deux minutes, et l'annulation est gratuite à tout moment, sans condition de délai. Réservez votre créneau avant de partir en balade : c'est le seul point fixe d'une après-midi qui, sinon, s'étire toujours plus que prévu. En ligne, on réserve jusqu'à douze participants ; au-delà, appelez directement la boutique.


